Une autre victime du plastique. Malgré les efforts des vétérinaires, l’exemple de Caretta, une tortue marine, sauvée le long de la côte de Muravera (Sardaigne) par un petit garçon appelé Gabriele est décédée. Malheureusement, ce n’est là qu’un des innombrables cas de décès de créatures marines.

Le plastique, le tueur silencieux des mers et des océans

Les experts affirment qu’avec la pêche au chalut, le plastique est la principale cause de mortalité des tortues. La présence de plastique dans l’océan n’étouffe pas seulement ces espèces, elle compromet aussi les nidifications.

52% des tortues de mer ont ingéré du plastique

Comme l’affirme une étude de l’Université du Queensland publiée dans Global Change Biology, au moins 52% de ces pauvres créatures ont ingéré du plastique.

Cela se produit parce que, malheureusement, les tortues ne peuvent pas distinguer les sacs de plastique des méduses, et une fois qu’elles les ont avalés, il n’y a aucune chance de rattraper le coup. Pas cent, pas dix, pas un seul sac en plastique suffit pour mener une tortue à la mort.

L’ingestion de plastique et ses conséquences

Tout compte fait, il y a deux destins possibles pour ces animaux, et aucun d’entre eux n’est préférable à l’autre : la mort ou les dommages pour la santé. Il existe une longue liste de dommages graves qui peuvent être causés par l’ingestion de plastique, l’empoisonnement, l’obstruction intestinale et la perforation ne sont que quelques exemples. Mais une mort lente est la pire de toutes les morts. Parfois, la présence de débris n’endommage pas les organes mais donne à la tortue l’impression d’être rassasiée. Finalement, l’animal finit par mourir de faim.

La menace représentée par le plastique a fait en sorte que le Caretta a été inclus dans la liste rouge de l’UICN des espèces menacées, au sommet de laquelle se trouve la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea), l’espèce la plus en péril.

A quel point polluons-nous ?

Malheureusement, parler de pollution, c’est parler de gros chiffres. Notre pays produit 4 millions de tonnes de déchets, dont 80% proviennent des emballages industriels, et déverse chaque année 0,5 tonne de déchets plastiques dans le milieu naturel. Pour plus de clarté, il a été enregistré que plus de 33 000 bouteilles se retrouvent dans la mer Méditerranée chaque minute qui passe. Cette menace est réelle et extrêmement dangereuse, non seulement pour les tortues marines mais aussi pour toutes les autres espèces animales.

Si nous ne faisons rien de concret, nous pourrons bientôt voir ce magnifique exemple exclusivement derrière un écran. Le monde a besoin que les gens s’engagent, maintenant. Il est temps de dire NON au plastique !